DEMENAGEMENT : SUSPENSION DU PROJET ET OUVERTURE D’UNE CONCERTATION !

Il y a urgence à stopper le processus en cours du déménagement et reprendre à zéro le projet !

Un déménagement surtout dans des locaux achetés se planifie car cela implique nos conditions de travail dans la durée. Il s’agit de ce qui sera notre lieu de travail, pour la plupart d’entre nous, jusqu’à la fin de nos carrières. Ce ne peut donc pas être le produit d’un projet mal ficelé, fait à la va vite, dans lequel la concertation s’est résumée à de la présentation de l’existant.
Depuis l’arrivée du nouvel exécutif tout s’est déroulé de cette manière … et on voit le résultat ! Pour ne citer que quelques exemples qui touchent notre quotidien : recrutement des encadrants, par une boîte privée conduisant à des dysfonctionnements, temps de travail inadapté à la réalité du travail, critères établis pour les promotions et avancements de grade et non respectés dès leur première application, pesage des postes irréalistes et faux, mobilités hasardeuses, télétravail avec des critères non transparents de sélections…
STOP ! Maintenant, il est temps de se poser et d’arrêter la catastrophe avant qu’elle ne se produise !

Derrière notre déménagement, ce n’est pas un simple changement de lieu mais tout un nouveau mode de travail qui se met en place.

En repensant les lieux de travail c’est toute notre façon de travailler et nos missions qui sont impactées. Le conditionnement physique et le conditionnement de l’esprit sont les 2 faces de la même pièce qui vise à nous faire entrer dans un moule et à nous faire accepter l’inacceptable.
C’est ainsi que les mots sont vidés de leurs contenus : le bien-être se confond avec le mal-être… et le travail collectif se confond avec les bureaux collectifs. La thèse devient l’antithèse et l’évidence est niée ! Car le travail collectif ne veut pas dire travailler les uns sur les autres. Bien au contraire. Cela conduit à une ambiance détestable de travail. Il y a un besoin d’intimité, de confidentialité du public, de travailler dans le calme, de réfléchir pour pouvoir ensuite échanger collectivement…. Voilà la réalité de celles et ceux qui travaillent !
Pour bien se projeter, il faut imaginer nos journées : toute la journée avec du monde, avec du bruit, sous les regards puisque tout est ouvert et vitré, avec donc cette sensation angoissante d’être observé tout le temps par tout le monde ! Mais nous le demandons : qui vit dans un bocal ? Qui vit entre des murs de verre ? Les animaux enfermés ! Est-ce ainsi que nous sommes considérés ?
Et le mépris est à son comble quand nous pouvons lire de la part de ceux qui nous empilent dans les bureaux la préconisation suivante (page 10 du PowerPoint sur le déménagement dans la rubrique activité dans les bureaux collectifs) : « travail individuel au calme / échanges téléphoniques courts / échanges verbaux brefs avec personnes proches ». Taisez-vous, faites taire les usagers et surtout ne fraternisez pas trop avec vos collègues ! Telle est donc l’injonction.
Voilà notre avenir ? Nous n’en voulons pas !

L’administration du XXIème siècle ne peut pas être pire que celle du XXème siècle !

La CGT n’est pas opposée à un déménagement. La CGT souhaite juste qu’il se déroule dans les conditions optimum pour les agents. A la fin du déménagement, tous les agents concernés doivent avoir retrouvé au minimum les conditions dans lesquelles ils travaillaient précédemment c’est-à-dire par exemple : une porte à leur bureau, un nombre d’agents dans les bureaux a minimum équivalent à l’existant, une place de parking si besoin, un lieu pour fumer, un sol adapté et hypoallergénique, une intimité possible, des nuisances sonores réduites, un mobilier moderne et fait pour le travail, un accès aux représentants syndicaux sur place…
Les besoins en places et en équipements doivent être étudiés direction par direction avec les personnes concernées. La réalité des effectifs doit être prise en compte pour ne pas arriver à des situations, comme celles présentées aujourd’hui qui reviendraient à avoir 3, 4 voir 5 agents dans les bureaux !
Le télétravail comme la présence renforcée des directions dans les Maisons de la Région ne doit pas non plus faire oublier le grand nombre d’agents qui sont amenés à se déplacer d’un lieu à un autre et donc de fait à avoir plusieurs lieux de travail. Ces agents doivent donc être comptabilisés partout où ils travaillent !
Le bien-être n’est pas un slogan et nous refusons qu’il soit perverti comme un recul social.
Si notre employeur, pressé, a acheté des locaux trop petits ou inadaptés, les agents n’en sont pas responsables et ne doivent pas en payer le prix fort par des conditions de travail dégradées. Notre employeur doit envisager toutes les autres solutions existantes : location de bureaux à côté, garder certains locaux occupés jusqu’alors…Les solutions existent pour que tout le monde soit bien et que le service public soit bien rendu. Il faut maintenant les étudier sérieusement, dans la concertation !

La CGT va organiser la concertation que notre employeur a niée !

A partir de la semaine de la rentrée de janvier, la CGT va organiser direction par direction des heures d’informations syndicales permettant au plus grand nombre d’entre nous d’y participer.
Vous recevrez d’ici peu le planning de ces réunions vous permettant d’ores et déjà de vous organiser pour y venir. Nous vous apporterons toutes les informations que nous avons ainsi que le compte rendu du CHSCT (Comité d’Hygiène et Sécurité) qui se sera déroulé le 21 décembre.
Nous déciderons ainsi tous ensemble vers quel projet nous souhaitons aller, quelles sont nos demandes collectives pour nos conditions de travail et nous porterons ce projet auprès de notre employeur. Nous déterminerons ensemble les modalités nous permettant de nous faire entendre.
Nous appelons d’ores et déjà, toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à rejoindre cette démarche de co-construction.

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3 réactions

  1. Eh oui : « Travail individuel au calme / échanges téléphoniques courts / échanges verbaux brefs avec personnes proches ». Le concepteur des espaces lui-même, dans sa charte d’aménagement, convient que la configuration de nos futurs bureaux NE PERMET PAS LE TRAVAIL COLLECTIF ! Dommage : le collectif, c’est justement l’argument de notre employeur pour justifier les « bocaux » de 3, 4 ou 5 AGENTS… et ne nous leurrons pas, le dépassement du quota de 3 deviendra rapidement la norme dans ces 2 bâtiments totalement inadaptés, puisque pensés pour de l’open-space, et donc déjà trop petits pour nous accueillir.
    Mais de quoi nous plaindrions-nous, après tout nous aurons une salle de sport, non ?
    IL EST GRAND TEMPS DE DIRE STOP.

  2. Le projet de l’administration n’est ni fait, ni à faire.
    Beaucoup de souffrance au travail en vue.
    Oui à la suspension du projet !

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