Nous n’alourdirons pas les débats de notre comité technique sur ce point. En effet, nous avons eu divers temps d’échanges constructifs à ce sujet et nous sommes bordés par des décrets assez précis. La collectivité a fait le choix de décliner l’accord du 13 juillet 2021 que notre organisation syndicale a validé nationalement en reprenant notamment des points angulaires d’avancées pour les agents dont le versement d’un forfait ayant pour objet d’indemniser les frais liés à la pratique du télétravail.
La CGT dans la collectivité a toujours motivé ses absentions sur la mise en place du télétravail car nous revendiquions son dédommagement et pas de manière incantatoire. C’est désormais le cas.
Il reste pour nous 3 points importants que nous pouvons continuer de faire évoluer et que nous avons porté lors des réunions de concertation : la dotation en outils ergonomiques / l’effectivité de la déconnexion. Nous avons beaucoup échangé sur ces sujets et eu des réponses concrètes de l’administration nous tenons à le noter.
Sur la dotation des outils ergonomiques, nous demandons à ce qu’un plan budgétaire soit déployé en ce sens afin de travailler dans des conditions correctes et efficaces et à prévenir les troubles musculo squelettiques, les maux de dos, et les douleurs oculaires. La dotation en écran, souris, fauteuil est à prévoir, tout comme l’anticipation du renouvellement du parc informatique. En effet, l’usage intensif, notamment lors du confinement des ordinateurs portables les a usés prématurément, notamment les batteries.
Sur l’effectivité de la déconnexion, nous notons des évolutions qui vont dans le bon sens dans le règlement intérieur, avec une volonté de faire respecter les horaires. Il reste à trouver les moyens les plus efficaces pour que les horaires soient réellement respectés et pour trouver l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Evidemment, et nous ne serions pas la CGT si nous ne le disions pas, le recrutement de personnel est une condition sine qua non au respect des horaires. En effet, si nous étions assez nombreux pour faire le travail imparti, si nous étions remplacés lorsque nous sommes en maladie, si la charge de travail était pesée en fonction du nombre de postes, les horaires seraient, de fait, respectés.
Il nous reste un point de désaccord : le point 2.3 où il est signifié (haut de la page 6) « le supérieur hiérarchique peut demander à l’agent, au plus tard dans le courant du jour ouvré antérieur de venir travailler sur le lieu d’affectation un jour initialement prévu en télétravail ». Nous le redisons ici, nous demandons à ce que le délai soit plus important que la veille. Il est impossible d’introduire une flexibilité si importante. Le télétravail, parce qu’il est planifié, parce qu’il permet une autre organisation ET du travail ET de la vie, ne peut pas fluctuer aussi brutalement. Il faut permettre aux agents d’avoir le temps de se retourner, de s’organiser et d’avoir pu anticiper. Nous vous demandons d’intégrer cette demande et de compter a minima 3 jours.
La CGT votera pour ce rapport.